Aurélien PANIS

Performances à la hausse

Les Français du WTCR avant le final de Macao - 2/7

S’il n’apparait qu’à la  17e place du classement général à l’orée de la manche finale macanaise, le Grenoblois de 24 ans, qui découvrira le site et le tracé, compte sur sa montée en puissance démontrée notamment à Suzuka par de probantes 4e et 5e places d'arrivée.

 

« C’est sûr que mon classement au championnat ne reflète pas exactement cette année, qui est plutôt correcte. Le début de la saison a été très difficile, on a eu beaucoup de mal, d’autant que l’on n’a pas été aidés par la BOP. Mais ce qui est positif, c’est qu’on n’a fait que progresser. Depuis que nous sommes revenus, après la trêve estivale, nous affichons une bonne performance et apparaissons dans le top dix régulièrement. A Suzuka, même avec 60 kg de lest, on avait en tout cas un bon rythme pour figurer deux fois dans le top 5. Malgré ce lest, c’était vraiment un circuit qui convenait aux Audi RS3 LMS, même si en course les pneus se dégradaient beaucoup. Mais nous avons été agréablement surpris. Il faut dire aussi que l’équipe Comtoyou a fait un gros travail pendant la période estivale.

 

Par rapport à Vernay et Shedden chez WRT, Berthon, Dupont et moi sommes des pilotes ayant moins d’expérience en Tourisme, donc il a fallu que l’on s’adapte. Honnêtement, en début d’année, le problème se situait davantage dans la BOP pour l’Audi. Maintenant, nous pouvons nous battre à niveau égal avec WRT, si ce n’est mieux selon les week-ends. On est dans le match !

 

A Vila Real, on avait déjà bien “performé“, puis en Chine nous étions très bien dans le coup. Surtout à Wuhan, où mon rythme était bon. Mais malheureusement je n’ai pas pu concrétiser en qualif’, à cause de petites erreurs et des drapeaux rouges qui ne nous ont pas aidés. Dans ces conditions, sur un circuit en ville, ce n’est jamais facile. A Suzuka on est arrivé à mettre tout dans l’ordre. C’était un bon week-end pour moi avec deux top 5, et on va maintenant essayer de surfer là-dessus pour terminer en beauté à Macao. Je vais le découvrir, comme mes trois équipiers chez Comtoyou. Ça va être sympa ! On a travaillé d’abord sur simulateur avant d’y arriver. Le plus important sera de connaître le tracé par cœur. Surtout le secteur haut du milieu, qui tourne beaucoup, et où ça à l’air chaud. Parce que c’est sûr qu’avec deux séances d’essais libres, ça ne va pas être facile par rapport à ceux qui connaissent. Il va falloir éviter de sortir et apprendre progressivement. L’important sera la qualification. Et c’est sûr qu’à Macao il y a toujours de l’imprévu dans les actions, tout peut arriver. Rouler sur un tel circuit mythique, c’est quelque chose que je me languis de pouvoir faire. »

 

Aurélien Panis n’a pas encore achevé sa deuxième saison de “Touring Cars“. Ce qui le fait rester humble.

 

« Plus généralement, rouler dans une telle discipline avec un plateau de ce niveau, avec plusieurs générations de pilotes, c’est un sacré challenge face à ces as super expérimentés de la catégorie comme Tarquini, Muller ou Huff, qui sont très difficiles à battre. C’est, je pense, le seul championnat où on peut retrouver ça.

Quand on vient de la monoplace, ça fait un peu bizarre. Lorsqu’on touche, en monoplace, souvent c’est fini. On n’a pas l’habitude de ça. Mais là, aller au contact fait partie du jeu. Il m’a fallu quelques courses pour apprendre le truc. Au bout de quelques courses, on sait comment faire. Je ne citerai pas de noms, mais on va dire qu’il y en a qui sont particulièrement bons dans cet exercice (rires !).

 

Après les deux courses de Ningbo et Wuhan, la culture chinoise commence-t-elle à te plaire ?

 

Euh ...(rires !), c’est dépaysant par rapport à la France. Et ... ce n’est pas la culture que je préfère ! Pour l’instant, j’ai vraiment adoré le Japon, où j’ai eu la chance de passer quelques jours. La Chine est différente mais c’est une belle expérience quand même, avec par exemple Shanghai qui est une ville magnifique. Il parait que Hong Kong et Macao ne sont pas mal non plus. Il me tarde de voir ça ...

 

Tu as eu l’occasion de courir à Spa avec une Ligier LM P2, qu’en retiens-tu ?

 

C’était une super expérience. J’ai pu faire un test au Red Bull Ring, puis la course de Spa en ELMS. J’ai eu cette opportunité grâce à IDEC Sport et Patrice Lafargue, avec lequel j’ai roulé en plus d’Erik Maris, l’autre pilote gentleman. C’était ma première fois avec une LM P2, et j’ai retrouvé le même plaisir de pilotage qu’avec ma FR 3.5 en 2016. Ça faisait deux ans que je n’avais pas conduit une “caisse“ de ce style. Au début ça surprend un peu, mais ça revient vite.

En remontant dans mon Audi traction, ça m’a fait un peu drôle. Mais c’est très différent et difficile à comparer. C’est bien aussi de “switcher“ entre les deux, ça ne cause pas de soucis.

 

Et puis cet hiver, tu vas retrouver une voiture électrique en Trophée Andros ...

 

Cela se fait grâce à Max Mamers, qui chaque année oriente des volants, et que je remercie déjà, comme Plastic`Up, pour qui j’ai couru deux hivers en Andros Electrique, et avec qui j’ai gagné le dernier titre en date. Comme ils voulaient passer à autre chose, c’était le meilleur moyen de se tourner vers cette 4 roues motrices électrique et passer dans la catégorie reine. Vivement la neige cette Andros Sport qui sera alignée par Exagon Engineering. Je ne sais pas comment va se faire l’équivalence avec les thermiques, qui ne va pas être facile à gérer.

 

L’an prochain, de nouveau du WTCR ?

 

C’est encore trop tôt pour savoir, mais comme c’est vraiment un beau championnat que cette Coupe du Monde FIA, qu’il y a un niveau de fous, et tout ce qui va avec son statut, j’espère y rester.

        Jean-Luc Taillade

© fortylaps.com - 40Laps.com      © Jean-Luc Taillade                                                                                                                        Conception :  Quentin Guibert  (www.quentinguibert.com)